Charles-Quint

Définition et enjeux

Alfred Duméril,  Étude sur Charles-Quint (1856)

“ Charles-Quint prêta ce serment de bonne grâce; il abandonna ses domaines d'Allemagne à son frère Ferdinand, et cependant il ne put les convaincre de sa modération. Ses conquêtes en Italie augmentèrent leurs craintes. Il lui fallut user d'une circonspection extrême; et, sans les formes d'obséquieuse déférence qu'ils affectaient à son égard, on eût dit plutôt un étranger puissant qui flatte et menace tour à tour de petits Etats voisins dont il recherche l'alliance, que le chef d'une grande nation imposant l'obéissance à ses sujets et leur dictant des lois. ”
Source : Gallica

Alfred Duméril,  Étude sur Charles-Quint (1856)

“ François Ier ne cessa plus désormais d'importuner Charles-Quint de ses protestations et de ses offres d'alliance, et en même temps il cherchait partout à lui faire des ennemis, mais avec l'intention secrète de les abandonner, d'aider même à les accabler, si son rival voulait acheter son alliance au prix qu'il lui fixerait. Ses intrigues n'étaient, du reste, mystérieuses qu'à demi. Il les couvrait à dessein d'un voile assez transparent, car il n'était pas fâché que Charlés-Quint en sût quelque chose. Un allié dont la fidélité n'est pas douteuse est souvent négligé ”
Source : Gallica

Alfred Duméril,  Étude sur Charles-Quint (1856)

“ Quelques-uns des agents de Charles-Quint, toujours désapprouvés par lui, mais pensant lui plaire s'ils nuisaient à ces sujets factieux qui l'avaient humilié, se laissaient entraîner eux-mêmes dans ce tourbillon d'intrigues. La guerre étrangère se joignait aux efforts des partis, en Allemagne, pour empêcher les bonnes intentions du pape et de l'empereur de produire aucun fruit. François Ier renouvela les guerres d'Italie en 1535, et Charles renonça encore une fois, pour le moment, à ses projets de concile. ”
Source : Gallica

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