Alfred Duméril, Étude sur Charles-Quint (1856)
“ Charles-Quint prêta ce serment de bonne grâce; il abandonna ses domaines d'Allemagne à son frère Ferdinand, et cependant il ne put les convaincre de sa modération. Ses conquêtes en Italie augmentèrent leurs craintes. Il lui fallut user d'une circonspection extrême; et, sans les formes d'obséquieuse déférence qu'ils affectaient à son égard, on eût dit plutôt un étranger puissant qui flatte et menace tour à tour de petits Etats voisins dont il recherche l'alliance, que le chef d'une grande nation imposant l'obéissance à ses sujets et leur dictant des lois. ”
