Nicolas François de Neufchâteau

Élements biographiques

Portrait de Nicolas François de Neufchâteau Nicolas François de Neufchâteau Supplément au Mémoire de M. Parmentier… (1817)

La contrariété de la saison a empêché une partie du maïz de mûrir : la volaille en a fait son profit, quant au grain; et les vaches, quant à la tige. Il n'y a rien eu de perdu, et la récolte se fait comme celle des fruits; on a le plaisir de la faire soi-même, et peu-à-peu, avec ses gens et sa faucille; la cueillette des grappes, leur suspension en festons dans les greniers, leur dépouillement, le choix pour la semence, sont autant d'amusemens champêtres qui font passer des heures d'autant plus agréables, qu'elles sont en même temps utiles.
Source : Gallica

Portrait de Nicolas François de Neufchâteau Nicolas François de Neufchâteau Les Vosges

Un seul pont, d’un rocher, porte à l’autre son ceintre. [8]
Entre ces deux rochers, la Moselle à grand bruit,
De leur hauteur s’élance, et bouillonne, et s’enfuit. [9]
Ô vous, qui des Chinois affectant la manie,
Croyez que d’un jardin la nature est bannie,
S’il ne renferme pas des ruines, des monts,
Des rivières, des bois, des aqueducs, des ponts ;
Sortez de ces enclos, où la vaine Angleterre
Voulant, dans un arpent, montrer toute la terre,
Tourmente un terrain plat pour en faire un côteau,
Et vous fabrique un lac de quelques gouttes d’eau.
Source : Wikisource

Portrait de Nicolas François de Neufchâteau Nicolas François de Neufchâteau Supplément au Mémoire de M. Parmentier… (1817)

Lorsque les champs, dépouillés des autres grains, ne montrent plus qu'une triste nudité, lorsqu'ils affligent nos yeux par la couleur brûlée des guérets, le maïz ou turquie nous console. Le terrain qui le porte a plutôt l'air d'un potager que d'un champ; sa tige vigoureuse s'élance avec noblesse; les panaches argentés de la floraison se courbent et flottent avec grâce sur l'embryon des épis qu'ils fécondent.
Source : Gallica

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