Amélie Chevalier, Madame Th. Bentzon
“ Il y a un véritable tapis de bruyères sur les pentes escarpées. En les ramassant, une amie et moi, nous nous demandions comment de si charmantes fleurs pouvaient sortir du sol aride où c’est leur destinée de naître. Elles sont belles, disions-nous, parce qu’elles empruntent en haut le meilleur de leur vie. Il y a des plantes, qui vivent moins par leurs racines que par leurs feuilles ; les bruyères sont du nombre, elles absorbent tant de soleil, tant d’air pur, tant de rosée, qu’en elles le schiste gris et la terre grise deviennent des pétales roses et des étamines lilas. ”
