Résumé

Conrad de Gourcy Voyage agricole en France, en 1855… (1859)

Lorsqu'on fait des betteraves sur une terre cultivée depuis quelque temps, on y met par hectare, la première année, 40 mille kilos de fumiers; l'année suivante on cultive encore des betteraves avec 1000 kilos de tourteaux, ou 250 kilos de guano, ou enfin 200 hectolitres de poudrette fabriquée pour l'établissement, en ajoutant aux vidanges de la ville les cendres de la distillerie, les boues desséchées et pulvérisées des cours de l'usine, du noir animal, de la chaux fusée, de la poudre d'os, le tout bien mélangé, ensuite séché, émietté et passé à la claye.
Source : Gallica

Conrad de Gourcy Voyage agricole en France, en 1855… (1859)

Je pense que la plus forte raison qui fait que les personnes qui possèdent une assez grande étendue de vignes ne récoltent pas, à beaucoup près, autant de vin que les bons vignerons, c'est qu'ils reculent devant la forte dépense à faire en fumier.
Celui qui possède 16 hectares de vignes en bon fonds doit leur fournir annuellement pour 1600 ou 2000 francs de fumier, sans compter le transport de l'engrais ; mais si ses vignes sont en mauvais fonds, il devra y mettre pour 3200 ou 4000 francs chaque année, et c'est assurément ce que peu d'entre eux font.
Source : Gallica

Conrad de Gourcy Voyage agricole en France, en 1855… (1859)

On a creusé des rigoles comme cela a lieu pour le drainage, seulement ces rigoles étaient fort rapprochées et plus larges au fond; on y a mis des fagots d'ajoncs, de bruyères et de branches de jeunes semis de pin; on a ménagé la pente de ces rigoles de manière qu'elles servissent à l'écoulement de l'humidité surabondante; on a recomblé ensuite, et planté les ceps sur la rigole même. Ils y ont réussi à merveille, car ils occupaient une terre défoncée et drainée, tout en trouvant sous eux de l'engrais provenant de la décomposition des fagots.
Source : Gallica

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