Résumé

Conrad de Gourcy Voyage agricole en France : année 1854 (1859)

Les jeunes gens de la ferme-école de Tolou sont comme ceux que j'avais vus dans celles de Beyrie, de Saint-Gildas et de Grand-Jouan , tous fils de cultivateurs et de petits propriétaires fort peu à leur aise, qui font un sacrifice assez considérable en se privant pendant trois ans du travail de leur fils; il faut qu'ils soient assez intelligents pour comprendre tout l'avantage qu'il y a pour ces jeunes gens, à suivre pendant trois ans les travaux d'une ferme-école bien dirigée : ce dévouement pour l'instruction agricole est infiniment plus rare dans le centre de la France.
Source : Gallica

Conrad de Gourcy Voyage agricole en France : année 1854 (1859)

Cette longue et coûteuse, mais excellente opération, transforme des marais tourbeux couverts jusqu'alors d'un pâturage aigre, que le misérable bétail qu'on y met ne consomme que pour ne pas mourir de faim, et qui contribue plutôt à faire tarir le lait des vaches qu'à l'augmenter, transforme, dis-je, ce terrain inerte en bons prés, car l'assainissement marche de front avec cette amélioration. Les colons ont déjà défriché, en bêchant ou par écobuage, près de 100 hectares de ce marais ; il en reste encore autant à améliorer.
Source : Gallica

Conrad de Gourcy Voyage agricole en France : année 1854 (1859)

M. Grymal n'ayant que des terres à sous-sol imperméable, a construit une tuilerie pour faire des tuyaux de drainage; il a fait venir de Paris une machine d'Ainslie; a déjà drainé la moitié de ses terres et de ses vignes, et est enchanté du résultat; les pousses des ceps dans les vignes drainées étaient infiniment plus vigoureuses que celles des autres; ses rigoles ont une profondeur de lm.20 ; elles sont séparées par 12 mètres, et le drainage lui revient, malgré cela, encore à 300 fr.
par hectare, ce qui est fort cher; cela tient au sous sol qui se travaille difficilement.
Source : Gallica

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