Résumé

Conrad de Gourcy Second Voyage agricole en Belgique… (1850)

Tout engrais que les bêtes déposent hors de l'étable est du fumier perdu ; c'est là un principe. Je disais donc, continuait-il, qu'il ne faut pas avoir un trop grand nombre de bestiaux; car il est très-important que les bêtes de la ferme soient biep nourries. Tout dépend de cela. C'est l'unique moyen d'avoir de bons rendements et même de pouvoir faire trois récoltes là où les autres n'en font que deux. Quand on a trop de bestiaux, on n'a que de mauvais bestiaux ; c'est immanquable, car les nourritures leur manquent. De mauvais bestiaux c'est la ruine de toute ferme.
Source : Gallica

Conrad de Gourcy Second Voyage agricole en Belgique… (1850)

J'ai vu de jolies maisons de ferme, dont les volets et les portes sont peints en couleurs vertes et blanches, les murs recrépis à neuf, les jardins soignés et fleuris, les cours bien rangées, les meules de bois de chauffage et de fagots couvertes en paille de colza ou de cameline ; on estime particulièrement cette dernière plante pour former des toitures, mais son produit est peu abondant et les tourteaux qu'on en tire sont une espèce de poison pour les animaux; ils ne conviennent que pour fertiliser les terres.
Source : Gallica

Conrad de Gourcy Second Voyage agricole en Belgique… (1850)

On ne devrait jamais contracter de bail moindre de dix-huit ans lorsque les terres sont en bon état ; si elles sont usées ou de médiocre qualité, il faut à un bon fermier, muni du capital nécessaire et de la volonté d'améliorer, un bail de vingt-sept ans : il a besoin de neuf ans pour défricher, marner, chauler, fortement fumer avec des engrais achetés, drainer, défoncer les terres, en extraire les pierres ou roches qui empêchent les bons labours, augmenter et améliorer les bestiaux et les bâtiments, devenus insuffisants au bout de quelques années de bonne culture
Source : Gallica

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