Édouard Laboulaye,
Contes bleus
(1868)
“ Monseigneur, dit-il, dans cette maison qui luit là-bas au travers du feuillage, habite une étrangère qui ne fait rien comme personne. Obtenez seulement qu'elle vous prête sa vache pour tirer le chariot ; m'est avis que cette bête-là tirera jusqu'à demain. Le baron fit un signe de tête ; trente vilains coururent au logis de Finette, qui, fort obligeamment, leur prêta sa vache aux cornes d'or. Entrer au moustier, traînée par une vache, ce n'était peut-être pas ce qu'avait rêvé l'ambitieuse dame blonde, mais cela valait mieux que de rester en route sans se marier. ”
