Benjamin Rabier, Martin et Jocko par Benjamin Rabier (1912)
“ Et voilà notre ours qui, se souvenant des soins que lui a prodigués son ami quand il avait les yeux brûlés de poivre, lui rend la pareille en lavant les enflures causées à Jocko par les dards des abeilles. Ce petit bain rafraîchit et soulagea le singe qui, reconnaissant, oublia sa rancune et serra la patte de Martin. Puis, comme la nuit tombait, nos voyageurs gagnèrent le bois qu'on apercevait à l'horizon, dessinant leur silhouette noire sous les rayons de la lune qui venait de se lever dans le ciel pur. L'intention de nos deux amis était de chercher un gîte dans la forêt. ”
