Benjamin Rabier

Résumé

Benjamin Rabier Les contes de l'éléphant rose (1932)

Et depuis ce jour, tous les habitants des bois, des vallées et des prairies ont acquis, grâce au breuvage de notre ours-sorcier une vertigineuse vitesse.
Malheureusement, ils vont tous aussi vite, ce qui fait que le chat ne peut attraper la souris, le renard ne peut happer le caneton ; et l'homme même ne peut attraper une tortue à la course. Il en est de même des chiens qui poursuivent en vain maintenant les lapins et les cerfs.
Un loup renonce à courser un mouton et un escargot qui a pris le mors aux dents fait la nique à un pierrot qui le poursuit.
Source : Gallica

Benjamin Rabier Les contes de l'éléphant rose (1932)

Un jeune souriceau, du nom d'Alfred, était né avec une admirable dose de naïveté et de confiance. Chacun sait que ces deux sentiments sont considérés dans la vie comme de bien piètres armes.
Un soir qu'Alfred respirait l'air pur à l'entrée d'un soupirail, il aperçut à sa droite un hérisson qui prenait le frais et à sa gauche, un chat d'âge respectable qui réchauffait au soleil ses vieilles épaules.
Source : Gallica

Benjamin Rabier Les contes de l'éléphant rose (1932)

C'est parce qu'au lieu de nous élever jusqu'à eux en adoptant leurs manières et leur langage, nous nous encroûtons dans une abjecte et routinière médiocrité. Les perroquets, par leur langage, les singes, par leurs gestes, sont admis dans l'intérieur des hommes : et c'est pourquoi je veux désormais me rapprocher du modèle de la Création et parvenir, moi aussi, jusqu'à son intimité.
Source : Gallica

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