Résumé

Benjamin Rabier,  Scènes de la vie privée des animaux (1909)

“ Soudain, on entendit dans l'air un sifflement : un bâton s'abattit sur le serpent et le coupa en deux, tandis que la taupe échappait au danger en s'enfonçant dans son souterrain.
Pauvre taupe. Elle ne voit personne et ne se plaint jamais. Ses jours se coulent dans la quiétude et la tranquillité. Pour vivre heureux, vivons cachés et ne nous moquons jamais de notre prochain.
”
Source : Gallica

Benjamin Rabier,  Scènes de la vie privée des animaux (1909)

“ Il est en bois !!!
— Que tu es heureuse, disait la taupe à la chauve-souris, de pouvoir t'élever dans les airs. Ah ! si j'avais des ailes je ne craindrais plus mes ennemis : le chien et la belette.
— Pauvre taupe, répondit la chauve-souris ; n'envie pas mon sort. Mes ailes me créent bien des ennemis dans les airs : la chouette pendant la nuit et à l'aube, l'épervier, sans me dispenser de ceux qui me guettent sur le sol et qui me pourchassent sans merci.
”
Source : Gallica

Benjamin Rabier,  Scènes de la vie privée des animaux (1909)

“ La carapace dont se moquait le canard avait son utilité.
La tortue rencontra un serpent. Le malheureux, dit-elle, il n'a pas de pattes. c'est amusant de le voir aller ventre à terre pour pouvoir marcher.
Un gamin qui passait non loin de là, vit la tortue et, pour lui faire une farce, la mit sur le dos.
Moi, je sais marcher sans jambes, dit le serpent, fais-en donc autant, ma vieille !
Le serpent rencontra une taupe. Pauvre rongeuse, dit le reptile. Etre obligée de vivre dans l'obscurité au sein de la terre, quelle tristesse !
”
Source : Gallica

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