Benjamin Rabier

Résumé

Benjamin Rabier,  Les contes de l'ours brun (1950)

“ « Le renard Goupil est encore entré cette nuit dans la ferme ».
Pendant que poules, lapins et canards se lamentaient ainsi sur la disparition de
leurs enfants, Médor, le bon chien de garde et son ami Réglisse, le singe de l'instituteur, échangeaient leurs impressions sur le désastre.
— J'ai une idée, dit Réglisse.
Mettons-nous en campagne, attirons le renard dans la ferme ; et une fois
dans la place, aidés de la chèvre Aglaé et du taureau Brutus, nous mettrons cet immonde Goupil dans l'impossibilité de nuire.
”
Source : Gallica

Benjamin Rabier,  Les contes de l'ours brun (1950)

“ C'est dans cette situation ridicule qu'il fut rencontré par nos amis Réglisse et Médor.
— Tu vas, lui direntils, quitter sur le champ ce pays qui t'a connu infâme et qui te voit maintenant ridiculement avili.
Goupil ne put surmonter tant de mépris et tant de honte. Il dépérit à ce point qu'il n'eut même pas la force d'aller se traîner dans quelque autre contrée. Un mois après cette aventure, il rendait, en effet, sa vilaine âme au diable. Ce jour-là,
clapiers et poulaillers furent en fête ; et les mamans lapins, poules et canes ne pleurèrent
plus.
”
Source : Gallica

Benjamin Rabier,  Les contes de l'ours brun (1950)

“ Goupil ne tarda pas à arriver.
— Tiens, se dit-il, voilà une sérieuse réserve de lignes pour les pêcheurs de la rivière. Et voilà aussi un panier à provisions. A peine avait-il prononcé ces mots, qu'un hameçon se fichait dans son pied. Dans le bond qu'il fit sous la douleur, un autre hameçon s'accrocha à son nez. Il fit des sauts en tous sens pour essayer de se libérer; mais plus il bondissait, plus les lignes voltigeaient à lui.
Il se sauva comme un fou, traînant six grandes lignes solidement cramponnées
à son individu
”
Source : Gallica

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