Rustaud

Définition et enjeux

Marcel Étienne Grancher,  Cerf Soeurs : drapiers (1950)

“ Dans le tunnel qui remontait des profondeurs, ce fut donc une bousculade éperdue et, une fois parvenu à la surface, Rustaud constata qu'on lui avait arraché la chaîne d'or qui lui venait de son grand-père et dont l'instant d'avant les lourdes mailles barraient orgueilleusement son gilet, cependant que Bellefraise, par compensation, exhibait un œil auquel un magistral coup de poing donnait de surprenantes teintes, allant du mauve au bistre.
— Ben, mon vieux, on te retient avec ton caveau ! fit amèrement Rustaud.
— C'est un machin à se faire assassiner ! renchérit Bellefraise.
”
Source : Gallica

Marcel Étienne Grancher,  Cerf Soeurs : drapiers (1950)

“ Il avait un autre copain : Rustaud, un Dijonnais, — presque un compatriote — brave et franc comme les vins de son pays, loyal camarade et cœur exquis. Bellefraise et lui ne venaient certes pas du journalisme, mais entrés chez Cerf à la suite de circonstances fortuites, ils n'étaient pas non plus « de la draperie ». Et ceci, pour Ruet, compensait cela.
Ils hélèrent au passage Rustaud qui, précisément, passait, accompagnant Henriette, délicieuse en sa robe de quatre sous et offrant généreusement à l'admiration des foules une gorge, des bras et des jambes qui ne devaient rien à personne.
”
Source : Gallica

Marcel Étienne Grancher,  Cerf Soeurs : drapiers (1950)

“ Qu'est-ce... Il n'acheva pas sa phrase : d'un superbe coup de poing à la mâchoire, Ruet venait de le mettre très proprement knock-out. On s'interposa. Rustaud et Bellefraise empoignèrent solidement leur ami, cependant que le grand jaune, revenu à lui et assis sur le derrière, piaillait :
— Retenez-moi ! Ah ! retenez-moi ou je le crève !...
Les femmes gloussaient, enchantées et effrayées en même temps. Chez les hommes, il y avait du flottement : Ruet avait-il eu tort de taper ? Non, évidemment.
”
Source : Gallica

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