Adélard Lambert

Résumé

Adélard Lambert Contes de tante Rose

L’oncle se releva avec un œil au beurre noir et une éraflure dans le creux de l’estomac qui le brûlait d’un feu comme en éprouvent les damnés. Il mourut peu de temps après, dans de terribles souffrances, causées par ce feu dévorant.
Quant à l’enfant, orgueil de ses parents, beau comme un cœur, avec ses grands yeux bleus et sa chevelure blonde ondulée, il continua à cultiver les belles qualités de respect et d’amour pour ses parents, d’empressement à se mettre au service de l’église, à prier toujours et partout : suprême moyen d’éloigner le démon et les hommes tarés qui lui ressemblent.
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Adélard Lambert Contes de tante Rose

À ces paroles la figure du vieillard prit une teinte de tristesse et de sa voix tremblotante il reprit : « Mon petit, ne joue pas avec le venin empoissonné du malheur : va vite défaire l’attache et jette bien loin de toi cette saleté ! car il ne faut pas jouer avec l’engeance qui attire les pires malheurs. »
Sur ces derniers mots, le vieillard se retire, mais de ces lèvres tremblantes semblent sortir un murmure comme une prière de commisération et de pitié, sur sa figure se lit l’angoisse et l’effroi d’un événement tragique, un pressentiment d’un malheur inévitable.
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Adélard Lambert Contes de tante Rose

Le mari va à la maison, met ses propres habits et revient demander à la chèvre si elle a bien bu, bien mangé...
Trompée par l’apparence, la chèvre répond d’une voix de plus en plus plaintive : « Non, je n’ai point bu, point mangé, point ferligoté plein mon gosier ! »
— Ah, ah ! dit le mari outré de colère : je te surprends, belle chèvre menteuse ! Mais tu as fini de mentir ! Et avant de faire mourir ma femme et me rendre injuste envers elle par les reproches immérités dont je l’accable, tu vas être punie de manière que tu ne pourras plus mentir ni à moi ni à d’autres. »
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