Résumé

Julie Borius Corbeille du jeune âge

On la mit en pension chez de braves fermiers, auxquels on recommanda d’en prendre grand soin ; mais, à la ferme, on avait vraiment bien autre chose à faire que d’être sans cesse occupé de Blanche-Neige. On lui donnait régulièrement ses repas ; Mariette, la fille du fermier, condescendait même à l’emmener avec elle aux champs ; mais, une fois aux champs, elle oubliait la chèvre, et travaillait en chantant à tue-tête et en souriant toute seule, d’un air heureux, à mille pensées qu’elle n’éprouvait nullement le besoin de confier à la chèvre.
Source : Wikisource

Julie Borius Corbeille du jeune âge

Le père Laurent, ce jour-là, promena chez tous ses amis la photographie de son garçon, que le soir la vieille maman mit à côté de son lit, pour la regarder dès son réveil.
— Au moins, répétait le père Laurent, nous avons là une preuve palpable qu’il est bien. Pour nous, c’est mieux qu’une lettre, car les lettres ! nous ne sommes jamais sûr qu’on nous les lise sans rien en passer. Mariette elle-même, par bonté, pourrait quelquefois nous tromper.
Source : Wikisource

Julie Borius Corbeille du jeune âge

Quand elle vint, ce jour-là, en sortant de classe, me faire sa visite quotidienne, mon premier mot fut :
— Tu ne sais pas, Madeleine, je vais avoir une petite sœur !
En effet, elle ignorait comme moi ce grand événement, mais ce que je lui dis de la présence du berceau dans la chambre verte ne lui laissa aucun doute à ce sujet, et elle fut si contente, toujours sans doute en raison de son amour pour les poupées vivantes, elle fut si contente, qu’elle oublia de me gronder pour ma désobéissance ; seulement elle me dit :
— Pourvu que ce soit une petite fille !
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature