Yan

Définition et enjeux

Jean Rameau,  Yan

“ Yan se sentit guider vers un siège troublant, capitonné de soie rose, un profond et large fauteuil, en tout semblable certainement à celui que le bon Dieu des laboureurs occupe là-haut, au-dessus des nuages, quand il trône parmi sa grande cour d'anges et de prophètes. ”
Source : Gutenberg

Jean Rameau,  Yan (1895)

“ Voici un beau dimanche de mars.
Le soleil daigne luire, et les branches des arbres, sous ses caresses tièdes, ouvrent follement leurs petits bourgeons chatouillés.
Il y a dix-huit ans que le grand, joyeux et robuste Yan a perdu son fils André.
Et voici, dans la cuisine du Bignaou, assis en un vaste fauteuil garni de paille, un vieil homme ratatiné, courbé, recoquillé, allongeant vers le feu deux mains tremblantes et amaigries.
”
Source : Gallica

Jean Rameau,  Yan (1895)

“ C'est l'ancien Yan, le bon laboureur herculéen, qui portait sa charrue sur les épaules.
Quand les deux mains frileuses sont assez chaudes, le vieillard prend une quenouille de roseau chargée de lin, l'attache à sa ceinture, comme fait
une femme, ramasse à son côté un long fuseau de bois, et silencieusement, file, file du lin, en regardant, de ses petits yeux gris, les sarments rouges qui se tordent, dans la flamme, puis s'effondrent en braise.
”
Source : Gallica

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