Claude Farrère,
Mademoiselle Dax
“ Sale blague. Il bisquait ferme, Dax (Bernard) , sous ses airs méprisants d’homme du monde brocardé par des voyous. C’était la sortie du lycée. Une galopade d’externes jaillissait de la vieille prison noire, et parmi les joues rebondies, les casquettes sur l’oreille et les vestes débraillées, Bernard Dax, tiré à quatre épingles et peigné de frais, faisait tache élégante. Il était d’ailleurs joli garçon et le savait. Précoce, il s’inquiétait déjà des femmes, et désirait leur plaire. Sournois de tout temps, ses quatorze ans l’agrémentaient en outre de snobisme et de pose. ”
