Charles Rozan, Petites ignorances de la conversation (1856)
“ Le merveilleux anneau dont parle Platon appartient à la fable et n'a dû être imaginé que pour remplacer avec honneur, dans les annales lydiennes, les erreurs de Candaule. La terre s'étant ouverte sous les pieds de Gygès, il descendit dans l'abîme; il y vit un monstrueux cheval, dans les flancs de ce cheval, un homme, et au doigt de cet homme, un anneau ayant la vertu de rendre invisible celui qui le portait. Gygès prit cet anneau et s'en servit pour ôter sans péril la vie à Candaule et s'emparer du trône. ”
