Anneau de Gygès

Définition et enjeux

Charles Rozan,  Petites ignorances de la conversation (1856)

“ Le merveilleux anneau dont parle Platon appartient à la fable et n'a dû être imaginé que pour remplacer avec honneur, dans les annales lydiennes, les erreurs de Candaule. La terre s'étant ouverte sous les pieds de Gygès, il descendit dans l'abîme; il y vit un monstrueux cheval, dans les flancs de ce cheval, un homme, et au doigt de cet homme, un anneau ayant la vertu de rendre invisible celui qui le portait. Gygès prit cet anneau et s'en servit pour ôter sans péril la vie à Candaule et s'emparer du trône. ”
Source : Gallica

Th. de Wyzewa,  Revue des Deux Mondes

“ Ainsi l’Anneau de Gygès, par exemple, avec les vérités philosophiques qu’il a pour objet d’exprimer, n’est en somme qu’un grand poème d’amour, de souffrance, et de mort, un poème tout rempli de pensées et d’images qui d’abord semblent étranges, paradoxales, affectées, mais qui finissent par transporter le lecteur dans un monde de rêve, fantastique et charmant. Si M. Meyer n’avait déjà comparé Hebbel à Richard Wagner, volontiers je le comparerais à un autre poète, à l’auteur de Carmosine et des Caprices de Marianne. ”
Source : Wikisource

Jules Raymond Lamé Fleury,  L'histoire ancienne, racontée aux enfants… (1844)

“ Je n'ai pas besoin de vous dire, mes chers enfants, que jamais personne n'a possédé d'anneau qui ait pu rendre ijivisible celui qui le porte à son doigt ; mais ce merveilleux récit était fort accrédité dans l'ancien temps, où l'on préférait au simple langage de la vérité tout ce qui paraissait tenir du prodige : cela veut dire tout uniment que Gygès était tellement fin
et rusé, qu'il lui était aisé de tromper la surveillance la plus exercée.
”
Source : Gallica

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