Charles Rozan

Élements biographiques

Charles Rozan,  Petites ignorances de la conversation (1860)

“ ANNEAU DE POLYCRATE.
L'anneau de Polycrate est le symbole d'un bonheur qui fait peur. La félicité parfaite n'est pas de ce monde ; on le savait autrefois, on le sait mieux encore de nos jours, — et lorsqu'on rappelle à quelqu'un qui se réjouit de son sort l'histoire de l'anneau de Polycrate, c'est pour lui dire : Prenez garde ! le destin s'irrite d'un bonheur trop con'stant; ces succès non interrompus, cette joie sans mélange, ce ciel sans nuage sera troublé brusquement par quelque coup de foudre; vous êtes trop heureux pour n'être pas menacé.
On sait d'où vient cette allusion.
”
Source : Gallica

Charles Rozan,  Au milieu des hommes, notes et impressions (1882)

“ L' amitié a deux grands ennemis : l' amour et le mariage . Une femme aimée tient lieu de beaucoup de choses ; il y a même des moments dans la vie où elle tient lieu de tout . L' ami , même le meilleur , n' est pas toujours le bienvenu lorsqu' il tombe inopinément dans une fête intime où tout peut être joie sans lui . Il vient , comme il venait autrefois , faire part de ses impressions et de ses rêves à celui qui le comprend , qui partage ses émotions , et il compte trouver toujours le même accueil , le même intérêt , le même sourire . ”
Source : Gallica

Charles Rozan,  Petites ignorances de la conversation (1860)

“ Il n'en est pas tout à fait ainsi : avoir la beauté du diable, c'est être jeune, c'est être à ce moment de la vie où les figures les plus irrégulières, les physionomies les plus insignifiantes ne sont pas absolument laides, parce qu'elles sont jeunes. A elle seule, la jeunesse est une beauté; c'est la fraîcheur, la vie rayonnante, c'est souvent aussi l'innocence, et quand un visage respire tous
ces charmes de la nature et de l'âme, il ne peut pas être laid.
”
Source : Gallica

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