Résumé

Charles Rozan,  Petites ignorances de la conversation (1860)

“ ANNEAU DE POLYCRATE.
L'anneau de Polycrate est le symbole d'un bonheur qui fait peur. La félicité parfaite n'est pas de ce monde ; on le savait autrefois, on le sait mieux encore de nos jours, — et lorsqu'on rappelle à quelqu'un qui se réjouit de son sort l'histoire de l'anneau de Polycrate, c'est pour lui dire : Prenez garde ! le destin s'irrite d'un bonheur trop con'stant; ces succès non interrompus, cette joie sans mélange, ce ciel sans nuage sera troublé brusquement par quelque coup de foudre; vous êtes trop heureux pour n'être pas menacé.
On sait d'où vient cette allusion.
”
Source : Gallica

Charles Rozan,  Petites ignorances de la conversation (1856)

“ « La plupart de ses traits, dit-il, sont gros; mais son nez est gaulois : ce nez charmant fait un effet si gracieux, qu'un comité d'artistes, après en avoir délibéré pendant trois dîners, a décidé que ce type, tout français", est au moins aussi digne que tout autre d'être immortalisé par le pinceau, le ciseau et le burin. »
Une dernière dénomination enfin qui, toute vulgaire qu'elle est, nous paraît assez heureuse, c'est le nez en pied de marmite. Ce nom dit si
bien ce qu'il veut dire, qu'il est compris même par ceux qui n'ont jamais vu de marmites à pieds.
”
Source : Gallica

Charles Rozan,  Petites ignorances de la conversation (1856)

“ Pline, et tous les savants après lui, ont crié à l'erreur, au mensonge ; ils ont dit sur tous les tons que le cygne n'était pas un oiseau chanteur, que sa voix était rauque et sourde; mais on ne les a pas écoutés. Chanter ses derniers adieux, saluer la mort de ses accents les plus sublimes, cette pensée, personnifiée dans l'oiseau qui a toutes les grâces nobles et douces, est une belle fiction que la science ne pouvait arracher à la poésie.
Chantons, puisque mes doigts sont encor sur ma lyre ; Chantons, puisque la mort, comme au cygne m'inspire Au bord d'un autre monde, un cri mélodieux.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature