Au pays des féeries : quarante contes empruntés au domaine du merveilleux… (1884)
“ Puisque le bon Dieu a fait le printemps si beau, il ne faut pas que la moisson périsse en herbe ! Là-dessus, il se baissa pour ramasser le marmot; mais on eût dit que celui-ci était comme cloué au sol; impossible de le remuer de place. Le paysan appela les autres villageois qui étaient aux champs ; tous s'efforcèrent l'un après l'autre de relever l'enfant; aucun d'eux n'y put parvenir. Alors eut lieu une métamorphose singulière : d'abord les cheveux du marmot devinrent d'un jaune doré ; puis sa tête entière se convertit en or pur, et enfin tout son corps ne fut plus qu'un rayonnement d'or. ”
