Marmot

Définition et enjeux

Au pays des féeries : quarante contes empruntés au domaine du merveilleux… (1884)

“ Puisque le bon Dieu a fait le printemps si beau, il ne faut pas que la moisson périsse en herbe !
Là-dessus, il se baissa pour ramasser le marmot; mais on eût dit que celui-ci était comme cloué au sol; impossible de le remuer de place. Le paysan appela les autres villageois qui étaient aux champs ; tous s'efforcèrent l'un après l'autre de relever l'enfant; aucun d'eux n'y put parvenir. Alors eut lieu une métamorphose singulière : d'abord les cheveux du marmot devinrent d'un jaune doré ; puis sa tête entière se convertit en or pur, et enfin tout son corps ne fut plus qu'un rayonnement d'or.
”
Source : Gallica

Portrait de Léon Cladel Léon Cladel,  Les Va-Nu-Pieds (1881)

“ Un marmot ordinairement rappelle un brin son producteur, et, sacrebleu ! le mien me ressemble comme la pie au coucou ! Dieu me damne ! il est noir comme un épi de sarrasin, et je suis blond comme une feuille de maïs ! Et pour les goûts, encore plus sensible est la différence : il n'aime pas la terre, et je n'aime qu'elle ! ”
Source : Gallica

Portrait de Émile Michel Émile Michel,  Revue des Deux Mondes

“ Mais le marmot ne songe guère à s’amuser : sa figure est exsangue, ses chairs sont flasques et inertes, et le tapis qui garnit sa table ainsi que le rideau d’un rouge laqueux sur lequel se détache son visage malingre ne font que mieux ressortir encore la pâleur de son teint. C’est à peine si ses jambes fluettes peuvent soutenir le corps débile de ce triste rejeton d’une race qui va s’éteindre. ”
Source : Wikisource

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