Edith Louisa Butcher

Élements biographiques

Edith Louisa Butcher En Egypte : choses vues (1913)

Alors ceux qui sont demeurés en Égypte peignent, sur les murs blanchis à la chaux de l'habitation, des locomotives, des vaisseaux, des palmiers et des lions furieux, pour montrer que son propriétaire a voyagé par terre et par mer et qu'il a bravé les bêtes féroces, mais qu'il est revenu sain et sauf. Et quand il n'est plus qu'à une petite distance de la ville, ils vont le chercher avec des torches et de la musique, si bien que le retour du Mahmal est, autant que son départ, le signal de nombreuses fêtes et réjouissances.
Source : Gallica

Edith Louisa Butcher En Egypte : choses vues (1913)

Je ne connais pas en Egypte de spectacle plus beau que celui-là, mais seuls peuvent en jouir ceux que leur destinée ou leur profession retient au Caire depuis la fin de mai jusqu'à la fin d'août. Le lotus pousse maintenant en d'autres endroits facilement accessibles, mais c'est ici, dans ce lieu relativement solitaire et en pleine campagne, qu'il aime surtout à déployer son faste souverain. Les têtes superbes s'érigent dans la lumière du soleil par centaines, au-dessus des fraîches feuilles vertes qui elles-mêmes dominent l'eau d'une hauteur de deux pieds environ.
Source : Gallica

Edith Louisa Butcher En Egypte : choses vues (1913)

Le sable du désert est ici presque blanc, et il est souvent assez dur pour qu'on puisse marcher avec facilité. Même au sortir de la vallée des lacs salés il n'est pas entièrement plat, mais il se soulève en de longues ondulations pareilles à celles d'une mer maussade. La plaine blanche et déserte s'étend de toutes parts, piquée çà et là d'un arbuste rabougri ou d'une touffe d'herbe desséchée et mourante ; mais bientôt la vie s'éteint tout à fait et le désert se déploie immense et nu
Source : Gallica

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