Maxime Legrand,
La Vallée du Nil, époque contemporaine…
(1892)
“ Les marchands dans les bazars ferment leurs bazars de meilleure heure qu'à l'ordinaire. Les dames du harem elles-mêmes paraissent à la fête, dans leurs voitures fermées, escortées d'eunuques. Une des dernières nuits, vers minuit, une procession aux flambeaux, splendidement organisée, remplit la rue de Boulaq. Le dernier feu d'artifice est le plus brillant de tous : le Caire entier est sur pied, et la foule est impénétrable; les tentes regorgent de monde, et dans quelques-unes d'entre elles, à l'écart, on se livre avec une ardeur particulière aux beaux rêves que suscite la fumée du hâchich. ”

