Maxime Legrand

Maxime Legrand

Résumé

Portrait de Maxime Legrand Maxime Legrand Le siège de Verdun en 1870 (1878)

Tel était l'état d'esprit du gouverneur de Verdun lorsque, le 2 novembre, le maire vint lui faire connaître les craintes et les prières de ses concitoyens. Il fit ressortir leur courage, leur dévouement, les volontaires, l'argent, les secours aux blessés, qu'ils avaient libéralement donnés, et demanda que ce patriotisme, cette bravoure, cette générosité, eussent une autre récompense que la ruine et la mort. L'honneur était satisfait, l'humanité devait faire entendre sa voix. Le devoir militaire ne pouvait exiger la destruction d'une cité intéressante à tant de titres.
Source : Gallica

Portrait de Maxime Legrand Maxime Legrand Le siège de Verdun en 1870 (1878)

Les hommes venaient de s'étendre sur leur matelas dans la plus entière quiétude. La fusillade qui retentit à l'improviste sur le parapet, les cris des factionnaires, les appels convulsifs des sousofficiers troublent le 578. On croit les Prussiens dans les bastions, on s'arme fiévreusement, on court au hasard. Les projectiles qui sifflent dans l'espace effrayent les timides. De jeunes soldats s'accumulent et se pelotonnent dans la cour de la caserne Saint-Vannes, comme un troupeau de moutons.
Source : Gallica

Portrait de Maxime Legrand Maxime Legrand Le siège de Verdun en 1870 (1878)

A quatre heures, une partie du 80e, des gardes mobiles, un peloton de chasseurs à cheval débouchent enfin de la porte Chaussée et marchent sur Saint-Michel. Les pentes sont gravies avec vivacité, les crêtes abordées avec résolution. Les forces qui les défendent reculent devant nos troupes, et nous couronnons les hauteurs avec le concours du canon de la place, qui lance ses obus par-dessus les nôtres.
Source : Gallica

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