Maxime Legrand,
Le siège de Verdun en 1870
(1878)
“ Tel était l'état d'esprit du gouverneur de Verdun lorsque, le 2 novembre, le maire vint lui faire connaître les craintes et les prières de ses concitoyens. Il fit ressortir leur courage, leur dévouement, les volontaires, l'argent, les secours aux blessés, qu'ils avaient libéralement donnés, et demanda que ce patriotisme, cette bravoure, cette générosité, eussent une autre récompense que la ruine et la mort. L'honneur était satisfait, l'humanité devait faire entendre sa voix. Le devoir militaire ne pouvait exiger la destruction d'une cité intéressante à tant de titres. ”
