Résumé

Achille-J. Dalsème Le Siège de Bitche, 6 août 1870-27 mars 1871… (1875)

Le commandant de la place de Bitche est, au physique, ce qu'il est moral : droit, ferme, vigoureux, grave dans son maintien, tempéré dans ses gestes et dans ses paroles ; le corps est élancé , la tête maigre, osseuse ; une chevelure à peine grisonnante , drue et serrée aux tempes, encadre le front, haut et légèrement bombé ; l'œil grand ouvert, de teinte bleu-faïence, a des reflets métalliques que tempère une expression de profonde bienveillance, expression qui se retrouve sur les lèvres en dépit de la moustache, de coupe toute martiale, dont elles sont ombragées.
Source : Gallica

Achille-J. Dalsème Le Siège de Bitche, 6 août 1870-27 mars 1871… (1888)

Comme ils quittent ce nid à bombes, à quelques pas devant eux un projectile éclate et tue ou blesse neuf hommes.
Dans toute l'étendue de l'étroit boyau que forme la citadelle, longue de 275 mètres et large de 40 à peine, il n'est pas un poste de combat qui ne soit un poste de péril ; il n'est pas un chef, pas un soldat qui, vingt fois par heure, n'affronte la mort.
Un service de sauvetage est improvisé, sous la double direction du chef de bataillon Bousquet et
du capitaine du génie Guéry.
Source : Gallica

Achille-J. Dalsème Le Siège de Bitche, 6 août 1870-27 mars 1871… (1875)

Mettant à profit la circonstance, nos soldats bouleversent les travaux qu'ils ont édifiés de leurs mains; ils arrachent de leurs gonds les portes, les fenêtres ; ils achèvent de détruire les édifices restés debout au fort, enlèvent jusqu'aux palissades des avancées, jusqu'aux grilles en fer qui bordent les ponts-levis.
Une émotion triste et douce à la fois remplit la journée du 15 mars. Les troupes sont convoquées dans le camp retranché pour recevoir, des délégués de Bitche, un drapeau que leur offrent les habitants.
Source : Gallica

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