Résumé

Camille Lévi Le bombardement de Lichtenberg… (1913)

Les ouvrages de défense sont loin d'être terminés. Au contraire, plus on y travaille, plus on se rend compte qu'il sera impossible de faire en quelques jours ce qui aurait dû être fait depuis longtemps.
Et quand on voit le découragement gagner les gens, parce qu'ils se rendent compte de l'inanité de leurs efforts, peut-on leur en faire un reproche ?
Plus d'une fois, me trouvant avec les six artilleurs le long du parapet du fort, nous ne pouvions nous empêcher de trouver étrange que l'Empereur, qui avait déclaré la guerre, attendît si longtemps pour entrer en campagne.
Source : Gallica

Camille Lévi Le bombardement de Lichtenberg… (1913)

Une certaine oppression, comme avant un gros orage, s'empare des esprits. Les gens du village vont à leur ouvrage aux champs ou dans les bois avec des mines préoccupées.
Nuit et jour les sentinelles guettent, du haut des remparts, si rien d'important ne se montre.
Le commandant, lieutenant Archer, a requis ma grande lunette d'approche et s'en sert pour faire consciencieusement son tour d'horizon; mais aucun casque à pique n'apparaît à la lueur du soleil d'août, qui se projette, brûlant, sur les montagnes et les vallées.
Source : Gallica

Camille Lévi Le bombardement de Lichtenberg… (1913)

Notre garnison continue à travailler tranquillement aux batteries, à lier des fascines, à tresser des gabions et à les remplir de sable; mais un air profond et sérieux empreint les figures martiales des artilleurs, qui, de temps en temps, quand le tonnerre du canon ou le crépitement des mitrailleuses deviennent particulièrement violents, jettent un regard préoccupé du côté de Wœrth.
Vers 3 heures, tout devient un peu plus calme; les salves de coups de canon ne roulent plus d'une façon si continue, le feu paraît cesser par endroits. La bataille est-elle finie ?
Source : Gallica

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