Charles de Pélacot, Expédition de Chine de 1900 jusqu'à l'arrivée du général Voyron (1903)
“ Rendez-vous était pris pour célébrer la fête nationale à la légation de France. Hélas! quand j'y vais, à 8 heures du matin, c'est la douleur au cœur. Il faut se raidir pour ne pas sentir défaillir son courage et sa foi dans la délivrance devant le spectacle qui s'offre à ma vue. Notre légation n'existe plus ; le pétrole, la poudre et les balles, les boulets et les obus n'en ont laissé debout que des murs carbonisés qui dressent, en face de nos barricades, leurs silhouettes noircies et trouées et autour desquels sont plantés des drapeaux chinois, comme en un pays conquis. ”
