Jean de Ruffi de Pontevès, Souvenirs de la colonne Seymour… (1912)
“ Une vive émotion s'empare de chacun. De nouveau je cours du connu dans l'inconnu. Dans un instant la seconde porte de Chine, les forts de Tien-Tsin, sera franchie. Cette double porte formidable peut nous être fermée d'ici peu, nous isolant du monde civilisé... Derrière nous seront les forts menaçants de Tien-Tsin et de Takou ; devant nous, la colossale muraille de Pékin. Le chef de gare, un Chinois, donne le signal du départ : par-dessus les cris des coolies, nos hurrahs retentissent; nous acclamons la gloire qui nous apparaît planant sur le champ d'honneur des batailles. ”
