Résumé

Portrait de René Bazin René Bazin L'enseigne de vaisseau Paul Henry (1911)

Nous avons dû coucher au poste de combat. Toute la soirée d'hier, des incendies dans toutes les directions. Vers dix heures, clameurs effrayantes partant d'une pagode à l'ouest. Alerte. Les armes sont approvisionnées. On s'attend d'un moment à l'autre à voir arriver l'ennemi. Les cris, véritables hurlements de fauves, continuent avec des accalmies, et tout d'un coup une furie de rugissements, mais les Boxeurs sont toujours à la même place. Il est probable que la porte de la ville jaune est fermée, et que les Boxeurs sont impuissants à la faire ouvrir.
Source : Gallica

Portrait de René Bazin René Bazin L'enseigne de vaisseau Paul Henry (1911)

Dès ce matin, temps superbe, On ne peut pas mieux rêver. Messe sur le pont, à l'arrière; c'est épatant, comme spectacle, de voir tout un état-major, commandant en tête et tout un équipage courber la tête au moment de l'élévation. C'est consolant de voir comme la France est catholique à l'étranger, et toutes ces cérémonies du culte sur un navire de guerre ne contribuent pas peu à relever notre prestige auprès des peuples religieux, comme l'Espagne par exemple.
Source : Gallica

Portrait de René Bazin René Bazin L'enseigne de vaisseau Paul Henry (1911)

On court chercher Mgr Favier. « J'étais à prier le bon Dieu, raconte l'évêque, quand mon domestique me dit : « L'officier est blessé! — Qui' « Paul? » Je cours immédiatement; je n'avais pas fait trois pas, quand il me dit : « Il est mort! » Écoutez, je n'ai pas pu m'en empêcher, j'ai pleuré. Je m'étais retenu jusque-là, mais ce jour-là je n'ai pas pu. Non seulement j'ai pleuré, mais tout le monde pleurait. Les Chinois disaient : « Pourquoi le bon Dieu n'a-t-il pas laissé la vie à ce saint homme? »
Source : Gallica

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