Résumé

Henri Mazeau Hélène de Jaurias, soeur de charité… (1905)

« Bien triste dimanche, écrit Sœur de Jaurias; deux messes à quatre heures et demie; c'est tout. Heureusement que nous avons fait la sainte Communion, qui réconforte nos âmes. »
Ce jour-là, la grande croix qui couronnait la cathédrale, et était, depuis la veille, l'objectif des artilleurs chinois, heurtée par un boulet, vint s'abîmer sur le parvis et se brisa en mille pièces. « J'avais été si heureux, dit Mgr Favier, de sceller cette belle croix au sommet de l'édifice, il y a treize ans seulement! Enfin, si le bon Dieu nous sauve, elle reprendra sa place. »
Source : Gallica

Henri Mazeau Hélène de Jaurias, soeur de charité… (1905)

Nuit atroce ! écrit Sœur de Jaurias. Tout autour de nous des incendies, des hurlements, des coups de canon et de fusil. Une pauvre réfugiée est frappée par une balle, en traversant une cour ; une brique, lancée de loin, tue un de nos vieillards. Jusqu'au matin nous avons reçu des milliers de projectiles. Nous ne pouvons plus dormir. Si le bon
Dieu ne vient pas à notre secours, les santés ne supporteront pas une pareille fatigue, jointe aux privations que nous impose le siège.
Source : Gallica

Henri Mazeau Hélène de Jaurias, soeur de charité… (1905)

Et la Sœur de répondre avec élan : « J'aime bien mieux être Fille de la Charité, mais j'y trouve tant de satisfaction, que j'ai crainte pour mon salut! » Et le bon Père reprit, en souriant : « Acceptez le don de Dieu. »
Lorsque la mort s'introduit dans une famille si unie, et vient frapper un de ses membres, elle plonge les autres dans une profonde douleur.
Sœur de Jaurias ressentait cette douleur plus vivement que toute autre. Elle avait cela de commun avec la vénérable Louise de Marillac, qui, en apprenant la mort de ses filles, éprouvait un tel chagrin, qu'elle en tombait malade.
Source : Gallica

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