Résumé

Adrien Launay La Mission de Mandchourie, par le P. A. Launay… (1905)

« Vous voyez bien que les saints ne sont pas des bouledogues. »
Agé de trente ans, M. Charles Venault avait déjà exercé le saint ministère dans le diocèse de Poitiers, qu'il avait édifié par l'austérité de sa vie.
Aussi dur à lui-même que s'il eût été taillé dans le granit, très doux aux autres, cachant sous des dehors négligés la beauté d'une âme douée d'éminentes vertus, il devait être le plus hardi voyageur des missionnaires de Mandchourie, le plus résistant aux fatigues, et supporter pendant quarante-deux ans un climat sibérien, une nourriture d'anachorète et un travail de pionnier.
Source : Gallica

Adrien Launay La Mission de Mandchourie, par le P. A. Launay… (1905)

Dans toute la mission, les païens répètent sur tous les tons qu'on n'attend que la fermeture du fleuve pour exterminer les chrétiens. La sanglante et terrible guerre de Prusse empêche la France de s'occuper efficacement du massacre, et ce massacre non châtié, c'est le glaive de Damoclès suspendu sur nos têtes et sur celle de tous les résidents européens, car les Chinois nous confondent tous dans la même haine.
Source : Gallica

Adrien Launay La Mission de Mandchourie, par le P. A. Launay… (1905)

Jetez sur cette nature le manteau d'un hiver sibérien qui fait descendre le thermomètre à 35°, quelquefois plus, et dure du mois d'octobre au mois de mars, l'éclat d'un printemps rapide comme une fleur qui s'entr'ouvre le matin pour se flétrir le soir, la grande lumière et l'accablante chaleur d'un été tropical de 35° ou -1-0° au mois d'août, et vous aurez de la Mandchourie ce qu'en donne un coup d'oeil général, ce qu'en posséderait un voyageur emporté par un train rapide
Source : Gallica

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