Renée Vivien,
Brumes de fjords
“ Comme je m’acheminais vers la colline, je rencontrai le Vent du Nord. Il était vêtu d’un grand manteau de neige et sa couronne de glaçons étincelait. Il me dit : « Laisse-moi t’emporter vers les immuables blancheurs. « Tu verras les aurores incomparables, les mers immobiles et lumineuses, les montagnes de cristal qui flottent sur les eaux et les solitudes pâles au fond de l’éternel silence. » Je répondis au Vent du Nord : « Mon âme est retenue au village par le sourire indécis d’une vierge. » Le Vent du Nord s’enfuit dans un frisson d’ailes. ”
