Soirées littéraires de Paris (18..)
“ Et ma main de nouveau soutient mon front austère, Pensif, traînant toujours mon rêve involontaire, Hôte importun qu'il faut nourrir. Un bal, que c'est brillant ! me dis-je ; c'est miracle Que tant de mouvement, d'éclat et de gaîté. Tant de joie au bonheur est pourtant un obstacle: L'âme y perd, entr'ouvrant l'or de son tabernacle, Son mystère de pureté. Tout ce monde, on dirait qu'il se hâte de vivre ; Chacun bruit, bondit, tourbillonne à la fois; Chaque sens aiguisé s'épanouit, s'enivre ; Le cœur aussi chancelle, et s'épanche, et se livre, Cédant au hasard et sans choix. ”
