Résumé

Camille Sourdille La Durée et l'étendue du voyage d'Hérodote en Égypte… (1910)

Hérodote dit exactement: le Nil est de tous les fleuves le seul, non pas sur lequel, mais duquel ne soufflent pas de brises (fraîches) . Il s'agit ici nettement de brises naissant du fleuve et soufflant dans sa direction, c'est-à-dire du sud au nord. C'est ce que confirme l'explication qu'il apporte du fait : « car, ajoute-t-il, il n'est pas vraisemblable qu'il souffle rien des pays chauds : c'est d'un pays froid que la brise a coutume de souffler » (3) . Il est certain que pendant l'été les vents du sud sont à peu près inconnus en Egypte (4) .
Source : Gallica

Camille Sourdille La Durée et l'étendue du voyage d'Hérodote en Égypte… (1910)

Il n'apparaît pas non plus que le voyageur ait connu à Thèbes des gens de cette sorte, quand l'accès des édifices religieux, — et il n'y avait rien d'autre qu'on y pût aller visiter, — était interdit aux profanes, quand les Grecs ne voyageaient encore dans ces contrées que pour les besoins de leur commerce, quand on voit Hérodote lui-même muet sur les monuments, absolument muet sur les annales d'une cité qui remplit de sa splendeur vingt siècles d'histoire.
Source : Gallica

Camille Sourdille La Durée et l'étendue du voyage d'Hérodote en Égypte… (1910)

« Qu'on attribue de l'importance, déclare-t-il quelque part, à de tels propos, s'il se trouve des gens pour les croire dignes de foi ; pour moi j'ai pour principe, dans toute mon histoire, d'écrire ce que j'entends raconter à chacun » (1) . Ainsi le premier argument ne porte guère. Il n'en est pas de même de l'autre : si Hérodote est allé jusqu'à Eléphantine, il a constaté qu'entre cette île et Syène il n'existe ni abîmes ni montagnes; s'il l'a constaté, se peut-il qu'il ait reproduit le récit du trésorier, et qu'il l'ait discuté, sans lui opposer un formel démenti ?
Source : Gallica

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