Jean-Jacques Audubon

Élements biographiques

Portrait de Jean-Jacques Audubon Jean-Jacques Audubon,  Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l’Amérique

“ Sa gorge se remplit de sang, sa parole faiblit, la main froide de la mort s’étendit sur son front, et d’une voix éteinte et saccadée il murmura : Je suis un homme mort... bonsoir.
Hélas ! il est triste de voir la mort, sous quelque forme qu’elle se présente ; mais ici c’était horrible, car ici c’était sans espoir. J’entendais le râle suprême de l’agonie, et déjà le corps retombait dans mes bras, si lourd, que je ne pouvais le supporter. Je l’étendis sur la terre ; un flot de sang noir jaillit de sa bouche ; puis ce fut un sourd et terrible gémissement, dernier soupir de cette âme coupable.
”
Source : Wikisource

Portrait de Jean-Jacques Audubon Jean-Jacques Audubon,  Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l’Amérique

“ Sur la branche au-dessus, voici les préludes d’une scène d’amour : la femelle, toujours réservée et indécise, semble douter des protestations de son amant et, comme une vierge craintive, se résout à mettre sa sincérité à l’épreuve, en se refusant quelque temps encore à ses désirs : elle a gagné l’extrémité de la branche ; déjà s’ouvrent ses ailes et sa queue, elle va s’envoler dans quelque réduit plus solitaire... Qu’il persiste à l’y suivre, sans laisser se ralentir son ardeur ; et bientôt, n’en doutez pas, ils reproduiront la même scène de félicité que le couple qui est au-dessous d’eux. ”
Source : Wikisource

Portrait de Jean-Jacques Audubon Jean-Jacques Audubon,  Scènes de la nature dans les États-Unis et le Nord de l’Amérique

“ La voici donc, la bonne mère, sur ses œufs, ses longues jambes reployées sous le corps, la tête languissamment ramenée parmi les plumes, et ses yeux que ne ranime plus la présence du mâle, à demi-clos, comme si elle rêvait des scènes futures — et moi, j’observe tout cela ; je regarde encore et suis heureux. — Hélas ! par malheur elle m’a vu ; elle se traîne par terre, détale en courant, en culbutant, puis s’envole avec des cris de colère et d’inquiétude que tout homme, pour peu qu’il ait d’intelligence et de cœur, n’entendra jamais sans en être ému. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature