Résumé

Eugène Ney Revue des Deux Mondes

Venez, Wallah-Wallah, et vous tous qui m’aimez, fumer avec nous le calumet de paix. La harangue du chef produisit son effet ; tout s’arrangea à l’amiable, et le calumet passa de bouche en bouche des Indiens aux blancs mêlés ensemble.
« Ce jeune chef avait vingt-cinq ans et portait le nom d’Étoile du matin. Il était renommé pour sa bravoure, et dix-neuf chevelures qu’il avait enlevées à des ennemis tués de sa main ornaient le cou de son cheval. M. Keith lui offrit, en récompense de sa protection, un superbe fusil de chasse avec une grande quantité de poudre et de plomb. »
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Eugène Ney Revue des Deux Mondes

La ville de Saint-Jean est le siége du gouvernement et de la cour suprême de l’amirauté de Terre-Neuve. C’est une place importante en temps de guerre, et c’est là que, pour plus grande sûreté, est déposée la majeure partie des propriétés de l’île. Tous les bâtimens des différens ports, excepté ceux allant au nord, en Écosse et à Liverpool, sont obligés de venir à Saint-Jean s’y réunir au convoi, et partent tous ensemble. Les forces de terre et de mer qui s’y trouvent donnent la vie et le mouvement à cette ville, et sont la source de sa prospérité.
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Eugène Ney Revue des Deux Mondes

Nous tuâmes beaucoup de courlieus, il est vrai, nous en avions des chapelets pendus tout autour de nous ; mais la brume revint, et avec elle, en terme marin, une brise carabinée qui nous glaçait. J’étais d’avis de retourner à notre gite, mes compagnons s’y refusèrent, et nous continuâmes à chasser dans l’eau jusqu’aux genoux, car Grois n’est que bois, marais, étangs et rochers ; on ne peut se tenir sur les rochers, on y serait enlevé par le vent comme une feuille morte, et bien moins encore dans les bois, puisqu’ils sont si épais qu’on n’y peut remuer.
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