Jean-Baptiste-Antoine Ferland,
La Gaspésie
(1861)
“ Moins nombreux que leurs rivaux, les premiers eurent le dessous, et coururent au village demander du secours à leurs aînés, tandis que les Micmacs en faisaient autant de leur côté. Une fois que la pomme de la discorde a été lancée dans l’air, les sauvages ne la laissent pas aisément retourner à terre. Trente Micmacs étaient dans le haut du Ristigouche, occupés à darder et à fumer le saumon. Un parti codesque tombe sur eux à l’improviste, et les massacre tous, à l’exception de Tonnerre, chef renommé, qui se jette dans la rivière et s’échappe à la nage. ”
