Zénaïde Fleuriot

Élements biographiques

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot Alix, par Mlle Zénaïde Fleuriot (1868)

Alix, mon coeur fidèle Eût voulu que ce jour n'eût pas de lendemain.
Morte dans la beauté, morte dans ta jeunesse! Morte aimée ! Ah ! le Ciel a de grandes rigueurs,
ALIX. 407
Rien n'a pu te sauver, ni larmes, ni tendresse ! Dieu te réservait-il d'ineffables bonheurs.
Bien souvent tes yeux purs se détournaient du monde. Tu voulais le bonheur, le repos, la vertu ; Ton rêve est accompli : dors dans ta paix profonde. Mais nos cris de douleur, dis-moi, les entends-tu ?
Mon cri, ma soeur, ce cri qui déchire mon âme Traverse-t-il des cieux la sombre profondeur?
Source : Gallica

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot Mon sillon

Me voici donc à Paris, ma sœur, dans ce Paris tant rêvé. Mais ce n’est plus en rêveur, en artiste, que j’y arrive.
Je n’ai qu’un désir ; qu’un travail utile et conforme à mes aptitudes remplisse ma vie et la consume s’il le faut. Arraché à cette existence atrophiée de Damper, sorti de ce bureau malsain où je végétais parmi ce papier timbré comme un pauvre oiseau dans une cage de plomb, détaché par un douloureux effort de ma volonté, d’un rêve, de bonheur irréalisable, je me sens libre, je sens que je m’appartiens et je marcherai courageusement en avant.
Source : Wikisource

Portrait de Zénaïde Fleuriot Zénaïde Fleuriot Une année de la vie d'une femme… (1872)

Je comprends qu'on aime la danse, mais non pas tous les jours ; je sais que le goût de la parure est inné chez les femmes, mais s'habiller toute la journée pour se déshabiller ensuite, quand, au dehors, il y a un fleuve qui brille, des oiseaux qui chantent, des fleurs qui éclosent, des feuillages qui murmurent, c'est insulter cette ravissante nature, dont la seule vue élève l'âme et purifie le coeur.
Tel est l'avis de tante Aimée, tel est l'avis de Boule de Neige, tel n'est pas celui de Grande-Mère, que la folle madame d'Aubusson divertit extrêmement.
Source : Gallica

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