Zénaïde Fleuriot,
Alix, par Mlle Zénaïde Fleuriot
(1868)
“ Alix, mon coeur fidèle Eût voulu que ce jour n'eût pas de lendemain. Morte dans la beauté, morte dans ta jeunesse! Morte aimée ! Ah ! le Ciel a de grandes rigueurs, ALIX. 407 Rien n'a pu te sauver, ni larmes, ni tendresse ! Dieu te réservait-il d'ineffables bonheurs. Bien souvent tes yeux purs se détournaient du monde. Tu voulais le bonheur, le repos, la vertu ; Ton rêve est accompli : dors dans ta paix profonde. Mais nos cris de douleur, dis-moi, les entends-tu ? Mon cri, ma soeur, ce cri qui déchire mon âme Traverse-t-il des cieux la sombre profondeur? ”

