Zénaïde Fleuriot,
Parisiens et montagnards
(1914)
“ Le sentier tourna tout à coup et remonta en zigzags le long du lit desséché d'un torrent. Au fond se glissait péniblement entre les pierres grises un filet d'eau qui servait d'abreuvoir aux chèvres. Ce ne fut pas sans se faire prier un peu que tante Eugénie traversa le pont en bois jeté sur ce torrent sans eau. Le bois lui paraissait vermoulu, elle gardefou ridiculement clair et bas. Elle s'y risqua en fermant les yeux, tenant le bras de Camille et s'appuyant sur la canne qu'Alfred était venu obligeamment lui proposer. ”
