Résumé

Ernest Détré En Suisse ! : impressions de deux bourgeois de Paris (1879)

JULES. Pourquoi n'avez-vous pas choisi une pension au lieu d'un hôtel ?
M. RIDIER. Une pension, ce n'est pas possible pour nous qui sommes âgés et ne pouvons guère monter; et puis, les pensions ferment l'hiver. D'ailleurs, vous ne savez pas ce que sont les pensions en Suisse. JULES. Ma foi non, je l'avoue. M. RIDIER. Ce sont, pour la plupart, des hôtels
splendides, construits d'une façon plus ou moins princière, et situés au milieu, ou en haut, d'une montagne, exposés à tous vents, abrités les uns du nord, les autres du midi, ceux-ci de l'ouest, ceux-là de l'est.
Source : Gallica

Ernest Détré En Suisse ! : impressions de deux bourgeois de Paris (1879)

LÉON MALGRAS. Jules, depuis dix jours, et malgré notre amour, nous ne sommes plus nous-mêmes.
JULES REBOURS. Depuis dix jours seulement ?
LÉON MALGRAS. Comment seulement; mais c'est déjà trop, il me semble, car nous sommes tellement irascibles, que peu s'en est fallu ce soir que nous nous prissions aux cheveux.
JULES REBOURS. TU ne parles pas pour toi, n'est-ce pas ?
LÉON MALGRAS. TU veux faire croire que je suis chauve peut-être.
JULES REBOURS. Chauve, loi, jamais : tes cheveux
deviennent rares voilà tout, à moins que ce ne soit ta tête qui dépasse tes cheveux.
Source : Gallica

Ernest Détré En Suisse ! : impressions de deux bourgeois de Paris (1879)

LÉON ET PAULINE MALGRAS. Pourquoi la Suisse
plutôt que tout autre pays ?
JULES REBOURS. Pourquoi la Suisse ? Parce que d'abord vous ne connaissez ce pays ni l'un ni l'autre ; ensuite, parce que c'est un pays charmant à visiter en ce moment; parce que l'air des montagnes y est vif et sain; parce que les longues promenades, qui fatiguent le corps, raniment les facultés intellectuelles ; parce que les excursions font qu'on mange, qu'on boit, qu'on dort bien; parce que votre imagination sera inéluctablement, comme dit souvent un mien ami, captivée par cette grande et imposante nature
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature