Claude-Annet Jullien

Résumé

Claude-Annet Jullien Souvenirs de mon voyage à Chamounix… (1862)

Une personne bien élevée est celle qui joint l'instruction qui ne peut se bien apprendre que dans les pensions ou les collèges, à l'éducation que nous venons d'esquisser et qui ne s'apprend bien que chez les parents.
L'éducation domestique donne des vertus et des principes; l'instruction donne de la science et des talents.
Il y a à Paris, et seulement, je crois, à Paris, des cours professés par des savants, et où des mères, admirables de dévouement, conduisent leurs filles une ou deux fois par semaine; l'éducation y est on ne peut plus grande, et cela se conçoit
Source : Gallica

Claude-Annet Jullien Souvenirs de mon voyage à Chamounix… (1862)

Que l'homme se trouve frêle et chétif quand il se mesure face à face avec ces immuables colosses dont les siècles ont noirci la cime, et dont la moindre parcelle, en tombant, l'écraserait! C'est là, mieux que jamais peut-être, que l'on comprend ce que vaut une vie, et que l'on trouve fous tous les rêves de gloire et d'avenir, quand ou se dit que la gloire et l'avenir auront passé avant que l'eau qui suinte de ces neiges se soit tarie, avant que la mousse ait cessé de couvrir le flanc noueux de ces pierres, avant que les angles tranchants de rochers se soient arrondis au frottement de l'eau.
Source : Gallica

Claude-Annet Jullien Souvenirs de mon voyage à Chamounix… (1862)

Quelle belle vallée! et surtout quelle majesté et quel ravissement à la vue de ces hautes montagnes couvertes de neige, de ces mers de glaces, de ce Mont-Blanc qui domine tous les autres ! Combien tout ce qui entoure Chamonix ou.
le Prieuré est grave et imposant! Au Midi, c'est toute cette belle chaîne des Alpes, ce groupe de montagnes qui lui fait
face, et dont la base touche à ses maisons.
Source : Gallica

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