Résumé

H. N. Hémann,  Beautés et merveilles de la nature en Suisse (1837)

“ Je m'élance , et je cours à mes amis que j'entrevoyais avec peine. De quel spectacle je fus frappé! une mer de nuages sans bornes, légèrement ondée , s'étend sous nos yeux ; une multitude d'îles la domine ; ce sont les sommets élevés de tous les mornes de la Suisse ; Zurich , son lac, les champs de Schwitz et de Glaris ont disparu ; c'est un monde nouveau planant sur l'ancien monde. Ici, c'est un sommet à pic et dépouillé; là , des cônes chargés d'arbres et de verdure ; plus loin, des glaciers étendus , éblouissans des feux de la
lumière
”
Source : Gallica

H. N. Hémann,  Beautés et merveilles de la nature en Suisse (1837)

“ Des champs de neige, des amas de glace, des pyramides bleuâtres, des obélisques, des rochers noirs, des abîmes affreux , des torrens mugissans, des avalanches se détachant avec un bruit semblable au tonnerre de la cime de ces glaciers ; des masses de bourbe s'avançant avec lenteur; le cri des corbeaux de montagne, le vol muet mais majestueux de l'aigle des Alpes, et le voyageur seul au milieu de cette scène ; telle est l'esquisse d'un tableau que nul pinceau ne peut rendre digne de l'original. ”
Source : Gallica

H. N. Hémann,  Beautés et merveilles de la nature en Suisse (1837)

“ Le grand Saint-Bernard, anciennement Mons Pennius , est, après le mont Véland, la montagne la plus élevée de la chaîne des Apennins, qui sépare la Suisse de l'Italie : la Drôme et la Doria y prennent leur source. Sur ces montagnes si abruptes et si inaccessibles, la nature semble s'être plu à entasser les spectacles les plus effrayans : des neiges éternelles, un froid excessif, même pendant l'été, nul signe de végétation, aucune empreinte de traces humaines; ici, des rochers suspendus sur des précipices ”
Source : Gallica

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