Alfred Bovet

Résumé

Alfred Bovet Souvenirs d'un alpiniste (1891)

Jusqu'ici, la vallée de Bagnes est un profond fossé qui sépare le massif du Grand-Combin de celui du Mont-Blanc de Seilon ; la chaîne, peu élevée, qui se trouve devant nous, au sud, sépare seul de l'Italie et de la vallée d'Ollomont, où l'on pourrait peut-être pousser une pointe par le col de Fenêtre ; le temps décidera.
Vis-à-vis de nous, de l'autre côté du torrent, la moraine du glacier de Breney et, la petite Alpe verdoyante du Lancey, au pied d'escarpements vertigineux, où se détache le ruban d'une folle cascade, animant le paysage, qui devient sévère ; on approche de la haute montagne.
Source : Gallica

Alfred Bovet Souvenirs d'un alpiniste (1891)

Il semble que la vallée se termine ici, mais la route, quittant les pâturages, pénètre dans une gorge, au pied du Grand Aubrig et du Gugelberg; le torrent mugit dans les profondeurs.
Au sortir de la gorge une seconde vallée, aussi verdoyante que la première, se présente à l'œil ; de hautes parois de rochers, d'une hauteur de mille à mille cinq cents mètres, l'enserrent comme une chaudière; quelques chalets noirâtres se détachent sur la verdure des alpages ; dans le fond s'aperçoit une chapelle ; plus
loin, une grande tache blanche, c'est le Kur-haus.
Source : Gallica

Alfred Bovet Souvenirs d'un alpiniste (1891)

Le sentier de l'Ours est peu recommandable aux chrétiens, mais, une fois arrivé au bas, la paroi de rocher que l'on vient de descendre frappe l'imagination, et l'on se trouve maintenant au milieu de vertes prairies ; bientôt le sentier rejoint un joli chemin vicinal, presque horizontal, courant à travers bois et pelouses vertes, d'un velouté qui caresse le regard, l'ombre de la chaîne de montagnes qui séparent le Kienthal, où l'on chemine, de la vallée de la Kander, tempère l'ardeur d'un brûlant soleil d'août.
Source : Gallica

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