Mont Blanc

Définition et enjeux

Portrait de Paul Güssfeldt Paul Güssfeldt Mont Blanc, ascensions d'hiver et d'été… (1899)

J'ai encore dans les yeux l'impression que me lit le Mont Blanc, le 15 septembre 1886. En revenant d'Italie à Zermatt par le Lyskamm, nous avions atteint le sommet de Gastor au lever du soleil. C'était par un matin d'automne très froid et absolument pur. Le Mont Blanc se montrait à l'ouest-sud-ouest. Un peu à gauche et assez haut brillait encore la pleine lune, flambeau de notre marche nocturne, et lentement, dans l'aube naissante! , sa lumière argentée aux ombres très noires dans leurs durs contours
cédait la place aux clartés du jour, animées des couleurs de la vie.
Source : Gallica

Portrait de Paul Güssfeldt Paul Güssfeldt Mont Blanc, ascensions d'hiver et d'été… (1899)

Mais ni les massifs principaux ni les autres plus rapprochés ne produisent, du liant du Mont Blanc, une impression de puissance. Ce qui frappe le plus c'est l'entourage immédiat, combinaison prodigieuse de tous les éléments dont se compose le monde de la haute montagne, assemblage de coupoles neigeuses, de dents de rochers, d'arêtes latérales, de névés suspendus et de torrents de glace enchâssés dans les verdoyants contours des vallées de l'Arve et de la Doire.
Source : Gallica

Charles Durier Histoire du Mont Blanc (1873)

D'autres régions des Alpes, l'Oberland, le Mont-Rose, l'Engadine, lui ont disputé la vogue; mais le Mont-Blanc a toujours eu plus de visiteurs. C'est qu'il n'est pas de montagne dont les proportions soient plus nobles et plus majestueuses. C'est que, dans sa renommée populaire, le Mont-Blanc est l'idéal, l'expression du plus grand effort de la nature sauvage vers le sublime.
— Il y a dans les arts des œuvres en qui éclate entre toutes le génie de l'homme. Le Mont-Blanc est un chef-d'œuvre de la nature.
Source : Gallica

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