Résumé

La Chaîne du Mont-Blanc , par Henry Bregeault… (1928)

Mais aujourd'hui le temps est beau et sûr, l'après-midi est encore peu avancée et l'Aiguille du Tour, si proche, est bien tentante; dirigeons-nous vers le pied de sa face est, qui regarde le plateau du Trient. Une facile rimaie à traverser et nous abordons les rochers: de beaux blocs d'un granit solide aux prises nombreuses et sûres, parmi lesquels on s'élève rapidement, au gré de sa fantaisie. C'est une délicieuse gymnastique, un véritable délassement après la longue montée dans la neige. Vers les deux tiers de l'ascension, on oblique à droite vers l'arête nord qui mène rapidement au sommet.
Source : Gallica

La Chaîne du Mont-Blanc , par Henry Bregeault… (1928)

L'Aiguille de Leschaux apparaît sous un jour nouveau: son arête nord-ouest s'élève en deux bonds audacieux et semble opposer au grimpeur d'infranchissables obstacles.
A côté d'elle, le Mont Gruetta domine de huit cents mètres de hauteur le plateau neigeux vers lequel plonge le regard, tandis que plus loin trônent les Grandes Jorasses avec leur arête de Tronchey et celle du V, particulièrement redoutables, l'une pour son grand surplomb rocheux, l'autre toute saupoudrée de neige fraîche ou luisante de verglas suivant l'époque, mais toujours d'une désespérante raideur.
Source : Gallica

La Chaîne du Mont-Blanc , par Henry Bregeault… (1928)

A nos pieds la pente tombe rapide sur les hauts névés unis du glacier de Saleinaz, au delà desquels nous voyons l'abrupte muraille des Aiguilles Dorées et plus à droite la houle des Alpes Valaisannes qui se perd à l'infini dans la brume bleue du matin. Toute proche, la paroi nord de l'Aiguille d'Argentière se bossue de séracs verdâtres. Vue ainsi dans l'ombre, avec ses pentes si raides où la glace apparaît par longues bandes ternes plongeant sous la neige aux tons de satin, elle est sinistre et l'on comprend qu'elle soit restée très longtemps vierge.
Source : Gallica

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