Stéphen d' Arve, Histoire du Mont-Blanc et de la vallée de Chamonix… (1876)
“ Le faible point d'appui de l'arête fait alors défaut à l'intrépide guide, son fardeau humain lui échappe en déplaçant le centre de gravité; précipité le dernier, il essaie encore de se cramponner aux aspérités, sur lesquelles son corps se déchire ; la déclivité du cône finissait à quelques mètres plus bas; le pic surplombe ici l'abîme ! Plus de chance de salut possible ; et cette grappe humaine est lancée dans l'espace pour retomber d'une hauteur de quatre mille pieds sur la base rocheuse de l'aiguille, d'où elle rebondit par fragments informes sur le glacier qui l'entoure! ”
