Édouard Foà,
A travers l'Afrique centrale. Du Cap au lac Nyassa
(1897)
“ Accompagnateur indispensable du chant, de la danse et de toutes les cérémonies, il pleure auprès des morts et rit aux joies des vivants ; il frappe le premier les oreilles du nouveau-né et conduit le vieillard à sa dernière demeure : le tambour fait partie de la vie courante de l'indigène, et ceux qui sont accoutumés au noir n'y font pas plus attention que lui. Mais ils ne comprennent pas, comme le noir, les batteries différentes qui constituent son langage à lui, langage qu'on entend à de grandes distances, tandis que les autres instruments paraissent muets à quelques mètres. ”

