Perdreau

Définition et enjeux

Charles-Louis Cadet de Gassicourt,  Le Gastronome français, ou L'art de bien vivre… (1828)

“ Le perdreau, abrégé des perfections alimentaires, est peut-être ce qu'on peut servir de plus tendre, de plus aimable et de plus innocent. Sa chair, à la fois agréable et saine, est un mets commun, il est vrai, mais il n'est point vulgaire. Le perdreau ne meurt que de la mort des héros; c'est au bruit de la foudre martiale que sa jeune ame s'envole; et le noble laboratoire du cuisinier , digne sépulture de toutes les victimes immolées à Diane, attend avec orgueil ses restes pour lui rendre les derniers honneurs. ”
Source : Gallica

Portrait de Octave Mirbeau Octave Mirbeau,  L’Écho de Paris

“ Voilà à quelle distance, aujourd’hui, les perdreaux partent !... On ne peut plus les approcher !... Et vous trouvez que c’est amusant de vivre dans une pareille époque !... Une époque qui n’a plus de religion, plus de respect de la propriété, une époque qui nargue l’autorité, et où les perdreaux eux-mêmes se moquent de vous !... Car enfin, autrefois, les perdreaux vous partaient dans les jambes...
L’invité C’est le progrès !
”
Source : Wikisource

Portrait de Octave Mirbeau Octave Mirbeau,  Lettres de ma chaumière

“ Perdu dans les sainfoins et les luzernes où les perdreaux sont blottis, glissant le long des haies touffues où se tapissent les lièvres, arpentant les guérets nus et les chaumes encore çà et là jonchés de javelles, et où se hâtent les derniers moissonneurs, comme on se sent enveloppé, étourdi, ravi — et délicieusement — par ce calme silence des choses si plein de voix et de murmures pourtant, par cette tranquillité robuste où pourtant fermentent tous les germes de l’universelle fécondation ! ”
Source : Wikisource

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