Philippe Panneton,
Le Poids du jour
“ Car ce qui lui était familier, c’était la face avec les traits brutalement horizontaux de la bouche, de la moustache, des yeux, des sourcils, sans aucune courbe qui en vint atténuer la dureté. De profil, il lui semblait à ce moment découvrir un homme différent, nouveau et plus humain ; le menton net mais arrondi où la barbe drue de la journée mettait une teinte bleutée ; le nez vigoureux qu’atténuait une pointe mousse et bonasse ; le front dégagé haut, se perdant insensiblement dans les cheveux raréfiés, d’un noir que l’argent de l’âge et du travail adoucissait. ”
