Paul Perret,
Les Sept Croix-de-Vie, première partie
“ Sous cette feuillée immense, les cœurs sont opiniâtres, fidèles et tristes. Le ciel qui s’élève au-dessus de la chênaie n’est guère plus riant que la terre même, uniformément gris en hiver, l’été d’un bleu pâle, traversé de rapides flocons que le vent d’ouest chasse devant lui. Le souffle de l’Océan, qui est proche, gémit incessamment sous la ramure, et les grands bras des chênes, en s’entre-choquant, rendent comme un son d’armes rouillées. C’est là, sur un plateau couvert comme tout le reste de la contrée, que s’élève le château de Croix-de-Vie. ”
