Résumé

Portrait de Alfred Bonnardot Alfred Bonnardot Perruque et noblesse, fatalité en trois parties… (1837)

Elle pensa rêver quand toute cette hideuse intrigue surgit à sa pensée interdite : Jérôme voleur et assassin ! Jérôme au bagne, et l'accusateur... Frédéric!
Elle se leva avec fureur.
« Oh! il y a ici un innocent à venger et un infâme complot à éclaircir. Ah! Frédéric, ou plutôt Edouard de Worthenburg, dont j'ai surpris le secret, tu l'as cherché!... tu connaîtras le bourreau de Stuttgard ! Ce rôle d'accusatrice sans merci m'honorera peu, sans doute, aux yeux des hommes; mais c'est Dieu qui me l'impose; c'est ma conscience, c'est... mon amour ! »
Source : Gallica

Portrait de Alfred Bonnardot Alfred Bonnardot Perruque et noblesse, fatalité en trois parties… (1837)

C'est ainsi qu'elle trouvait Frédéric placé à rebours en ce monde. Quant à Jérôme, homme, à ses yeux, de coeur, d'imagination et d'énergie, ennemi de tout étalage de paroles, désintéressé, résigné à tout, oh! si la Providence l'eût envoyé près d'elle en qualité, non point de coiffeur, mais d'égal, elle eût de toute âme souhaité le voir devenir pour la France un défenseur intègre, et pour elle-même un ami vrai ; de ceux qui font qu'une femme ne se surprend jamais à s'ennuyer ou à vieillir, ni à la ville ni à la campagne, ni seule ni dans un cercle, ni sous le chaume ni sous des lambris dorés !
Source : Gallica

Portrait de Alfred Bonnardot Alfred Bonnardot Perruque et noblesse, fatalité en trois parties… (1837)

Et un quart d'heure après il se retrouva, lui, Jérôme, seul, face à face avec sa lampe fumeuse et une méchante table parsemée de tresses de cheveux.
Après quelques instants de contemplation machinale donnés à cette figure de cire , tous ces détails lui revinrent, enluminés d'une lueur mystérieuse, magique. Et ce boudoir délicieux (il portait la main à son front en y songeant) , et ce buste de femme, beau à mourir ! tout cela était à quelques toises de cette chétive boutique, propriété du paisible et veuf
Jean Chevaudet, son partron, l'homme le moins romanesque du dixième arrondissement.
Source : Gallica

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